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09.03.2021

Florence Frossard: du Pérou à la Suisse

Rentrée en Suisse depuis une année, Florence Frossard a gardé contact avec le MOCICC, notre organisation partenaire dans laquelle elle s’est engagée durant trois ans. Dans le dernier numéro de notre magazine "Horizons", elle revient sur ces 3 années au Pérou, sur un engagement visant à réveiller les consciences.

Video-interview de Nicolas Bugnon.

Florence Frossard, spécialiste en communication de 32 ans originaire de Liddes (VS), s’est engagée de janvier 2017 à décembre 2019 auprès du Mouvement citoyen face au changement climatique (MOCICC) à Lima au Pérou, dans le but de sensibiliser la population et les autorités à l’importance d’agir face au changement climatique.

« Du Pérou à la Suisse, même objectif : une société durable ! »

 

Interview de Florence Frossard par Nicolas Bugnon

Florence, tu es rentrée du Pérou en janvier 2020, quels sont les trois mots qui te viennent à l'esprit quand tu penses à ton expérience ?

F. Frossard : Transformation, Echange, Ouverture.

Tu t’es engagée entre 2017 et 2019. Quelle organisation es-tu allée renforcer et quels sont ses objectifs?

Le MOCICC est un réseau national de 35 organisations, représenté par une équipe jeune et dynamique basée à Lima. Leur but est d’encourager la société à se mobiliser pour construire des alternatives face au changement climatique. Cela se traduit par des formations, du plaidoyer politique et des campagnes de communication sur la transition énergétique, l’agroécologie ou l’Amazonie.

Quel a été ton rôle au sein de cette organisation ? Qu'as-tu pu lui apporter ?

J’ai renforcé l’équipe dans la communication et la gestion de projets. Parmi les apports, je citerais l’échange de points de vue avec mes collègues, qui a conduit à des propositions innovantes pour renforcer l’organisation. L’une d’elles a été le lancement d’un programme d’activisme pour tisser un réseau de jeunes engagés en faveur du climat.

Chez Comundo, nous sommes attentifs à l'aspect durable des engagements de coopérant·e·s. Tu es maintenant rentrée depuis plus d'un an. Qu’est devenu le MOCICC et en quoi ta contribution a changé ses pratiques ?

Je suis encore beaucoup en lien avec mes anciens collègues. Durant la crise du COVID, ils ont fait preuve d’une capacité d’adaptation exemplaire en proposant une foule d’activités en ligne. Ils ont tout fait pour que l’action climatique continue ! Je vois aussi pousser les graines que nous avions plantées. Les formations de nouveaux activistes continuent. Les agriculteurs urbains, qui ont connu des difficultés avec la crise, ont pu mobiliser la solidarité grâce au réseau que nous avions créé.

De retour en Suisse, qu'es-tu devenue ? Es-tu toujours engagée pour une cause ?

Après le Pérou, il était important pour moi de continuer à faire changer les choses. Je travaille désormais à Cosedec, une organisation romande qui mène des projets de sensibilisation à la gestion des déchets et la consommation responsable. Je suis aussi engagée au niveau local dans une initiative de transition écologique.

Au niveau personnel, que t’a apporté cette expérience ?

Ces trois ans ont été profondément transformateurs. Ils m’ont permis d’approfondir mon regard sur le monde, ma compréhension d’autres manières de penser et d’agir. J’ai aussi construit des amitiés fortes !

Après cet engagement, que penses-tu de la coopération par l’échange de personnes ?

Je trouve fondamental pour la société que ce type d’engagement existe. Non seulement pour la richesse des échanges là-bas, mais aussi pour ouvrir notre regard sur notre responsabilité en Suisse.